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Réforme des spectacles vivants : Entre professionnalisation et inquiétudes des acteurs

Le ministère de la Culture et de la Francophonie franchit une nouvelle étape dans la réforme du secteur des spectacles vivants. À compter du 15 septembre au 15 octobre 2026, les personnes morales pourront déposer leurs candidatures pour l'obtention des licences B (diffuseurs de spectacles vivants) et C (exploitants de lieux de spectacles vivants) avec une amande de près de 10 millions FCFA et ce pour une validité de 3 ans.

L'annonce a été faite par la ministre Françoise Remarck, lundi 27 juillet 2026, lors d'une rencontre d'information et d'échanges avec les représentants des organisateurs de spectacles au Plateau. Présentée comme un levier de professionnalisation de l'industrie culturelle, cette réforme continue toutefois d'alimenter les débats parmi les acteurs du monde du spectacle, certains saluant une avancée majeure tandis que d'autres s'interrogent sur ses modalités de mise en œuvre.

Une réforme pour mieux encadrer le secteur

Pour le gouvernement, l'instauration des licences vise à mieux organiser le secteur, à encadrer l'exercice des métiers du spectacle vivant et à offrir aux professionnels un environnement plus structuré. L'ambition est également de favoriser la transmission des compétences entre les acteurs expérimentés et les jeunes générations, tout en créant les conditions permettant aux artistes et opérateurs culturels de vivre pleinement de leur activité.

« L'État travaille pour et avec vous », a assuré Françoise Remarck, invitant les opérateurs culturels à préparer dès maintenant leurs dossiers afin de participer activement à cette nouvelle dynamique.

Un appel à candidatures du 15 septembre au 15 octobre

Les candidatures pour les licences B et C seront ouvertes du 15 septembre au 15 octobre 2026. Elles seront examinées par la Commission de délivrance des licences d'entrepreneurs de spectacles vivants (CODELES). La délivrance des licences A, destinées aux producteurs de spectacles vivants, interviendra dans une phase ultérieure. La ministre a exhorté les structures concernées à anticiper la constitution de leurs dossiers afin de répondre efficacement à cet appel à candidatures.

Une réforme issue d'une large concertation

Cette rencontre s'inscrit dans le cadre de l'application de l'arrêté portant organisation des spectacles vivants, pris en exécution du décret du 20 octobre 2021. Françoise Remarck a rappelé que cette réforme est le fruit d'un processus participatif. Une task force réunissant les principaux acteurs de l'industrie culturelle avait été installée le 12 juin 2024 pour réfléchir aux modalités pratiques de sa mise en œuvre. Les travaux ont abouti à un arrêté présenté le 23 décembre 2025 au Musée des Civilisations, puis validé par l'ensemble des parties prenantes.

Trois catégories de licences pour structurer la filière

Le nouveau dispositif réglementaire distingue désormais trois catégories d'entrepreneurs de spectacles vivants : les producteurs (licence A), les diffuseurs (licence B) et les exploitants de lieux de spectacles vivants (licence C).
Les participants ont été informés des principales dispositions de ce texte ainsi que des obligations liées à chaque catégorie de licence.

Une réforme qui continue de susciter des interrogations

Au-delà des explications fournies par le ministère, les échanges ont permis d'aborder les enjeux liés à l'application de cette réforme. Si les autorités y voient un instrument de modernisation et de professionnalisation de l'industrie du spectacle vivant en Côte d'Ivoire, plusieurs acteurs demeurent attentifs aux critères d'attribution des licences, aux conditions d'accès au dispositif et aux conséquences de cette nouvelle réglementation sur leurs activités.

Les prochaines semaines devraient ainsi être déterminantes pour l'appropriation de cette réforme, appelée à redessiner durablement l'organisation du secteur des spectacles vivants en Côte d'Ivoire.

Si l'article est destiné à un quotidien, je peux également lui donner un angle plus critique en développant davantage les réserves exprimées par certains acteurs du secteur culturel.

Noah Djédjé

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