La Chronique : Kommander Samo Samo, l’autre visage du MMA en Côte d'Ivoire

Avant le samedi 1er février 2025, peu d'Ivoiriens connaissaient l’existence du MMA en Côte d'Ivoire, encore moins les règles qui régissent ce sport inter-disciplines. Pourtant, le Centre sportif ivoiro-coréen Alassane Ouattara a refusé du monde lors de cette soirée unique. Tant la jeunesse a effectué le déplacement.
Bien sûr, parce qu’il y avait un nom, un visage populaire. Celui du membre de la Team Paiya, l’artiste chanteur Samo Samo qui faisait ses premiers pas dans l’octogone. Défi ultime, son combat inaugural était face à un adversaire venu tout droit du Mali. Il y avait donc un double enjeu, pendant que le souvenir du match Mali-Côte d’Ivoire de la CAN 2024 était encore dans toutes les têtes… Encore une fois, la victoire a choisi son camp ce soir-là : la Côte d'Ivoire.
Bref, s’il y a un homme à qui revient en grande partie le mérite de cette soirée (outre le président de l’AML Ismaël Bakayoko et ses équipes qui ont organisé ce show à l’américaine), c’est bien Salim Dona Zigui, alias Kommander Samo Samo. De même, l’on n’oublie pas tous les athlètes (vainqueurs et perdants) avec leurs staffs respectifs qui ont joué le jeu en restant fair-play jusqu’au bout. Et que dire de l’exceptionnelle mobilisation des Ivoiriens… Toujours aussi belle, toujours aussi mémorable !
Peut-être, est-ce un nouveau départ pour les arts martiaux mixtes, qui existent pourtant en Côte d'Ivoire depuis des années ? Cette lucarne a servi à une véritable exposition médiatique avec des centaines de milliers de personnes connectées sur les réseaux sociaux à travers le continent. Preuve, s’il en est encore une fois, que la Côte d'Ivoire attire toujours les regards, et même, parfois bien malgré elle, la convoitise (mais ça, c’est un autre sujet). Reste à présent aux sponsors, partenaires, parrains et mécènes de prendre toute leur place dans la promotion du MMA, en contribuant à la création d’une économie sportive solide dans notre pays. Bravo, Salim Dona. Merci Kommander Samo Samo.
François Yéo
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