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Une pensée pour Ernesto Djédjé

Ernesto Djédjé est mort le 9 Juin, 1983. Cela fait très exactement 33 ans que disparaissait le «Gnoantré National», l un des précurseurs de la musique moderne ivoirienne. Djédjé est parti, non sans avoir légué au patrimoine national, sa géniale trouvaille : le Ziglibithy. Né en 1947, Ernesto Djédjé, de son vrai nom, Ernest Loué Blé Djédjé, a écrit un pan entier de la musique moderne de Côte d Ivoire. Avec le Ziglibity, rythme du terroir Bété, cet héritier d Amédée Pierre a inscrit son esthétique musicale dans la modernisation des rythmes traditionnels de sa région natale. De son village Tahiragué (Région de Daloa), Djédjé a inoculé au monde, une musique dont les contours se sont adossés aux sonorités de la Pop-Music des années 70, avec cependant un point d ancrage dans la culture Bété. La Côte d Ivoire lui doit d avoir contribué à émanciper sa musique, et de l avoir hissé sur les mâts du monde. Au moment où l homme était sur le point de conquérir le reste du monde, après avoir dompté, en partie l Afrique, il s est écroulé, en 1983. Il n a hélas pas eu le temps de poursuivre son uvre entamée, au milieu des années 70, sous la férule d un certain François Konian. Le « Gnoantré National », « L aigle » a vu son vol plané stoppé net. Frappé par une mort subite, dans la fleur de l âge, alors qu il n avait que 36 ans. Tout comme Bob Marley, pourtant célébré chaque année dans le monde. Or Ernesto Djédjé gît, depuis 1983, dans les archives, dans le registre des oublis.
M. Djinko
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